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Plus sur l’Adoration

  • De notre Pape JEAN PAUL II

Le culte rendu à l’Eucharistie en dehors de la Messe est d’une valeur inestimable dans la vie de l’Église. Ce culte est étroitement uni à la célébration du Sacrifice eucharistique. La présence du Christ sous les saintes espèces conservées après la Messe – présence qui dure tant que subsistent les espèces du pain et du vin – découle de la célébration du Sacrifice et tend à la communion sacramentelle et spirituelle. Il revient aux pasteurs d’encourager, y compris par leur témoignage personnel, le culte eucharistique, particulièrement les expositions du Saint-Sacrement, de même que l’adoration devant le Christ présent sous les espèces eucharistiques (in Ecclesia de Eucharistia n°25) _

Notre témoignage se trouverait toutefois appauvri d’une manière inacceptable si nous ne nous mettions pas d’abord nous-mêmes à contempler son visage. (in Novo Millenio Ineunte n°16)

Oui, chers Frères et Sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d’authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s’exprime pas seulement en demande d’aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu’à une vraie « folie » du cœur. Il s’agit donc d’une prière intense, qui toutefois ne détourne pas de l’engagement dans l’histoire: en ouvrant le cœur à l’amour de Dieu, elle l’ouvre aussi à l’amour des frères et rend capable de construire l’histoire selon le dessein de Dieu. (in Novo Millenio Ineunte n°33)

  • De notre Pape BENOÎT XVI

L’Adoration est une prière qui prolonge la célébration et la communion eucharistique et dans laquelle l’âme continue à se nourrir: elle se nourrit d’amour, de vérité, de paix; elle se nourrit d’espérance, parce que Celui devant lequel nous nous prosternons ne nous juge pas, ne nous écrase pas, mais nous libère et nous transforme. (Homélie pour la Fête Dieu, 22 mai 2008)

Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. (in Sacramentum Caritatis, n°66)

Je recommande vivement aux Pasteurs de l’Église et au peuple de Dieu la pratique de l’adoration eucharistique, qu’elle soit personnelle ou communautaire. (id. n°67)

De l’adoration eucharistique naît la compassion pour tous les hommes et de cette compassion naît la soif d’évangéliser.
Je vous encourage à approfondir votre vie spirituelle en donnant une place essentielle à la rencontre personnelle avec le Christ, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous, afin de vous laisser transformer par lui et de faire mûrir en vous le désir passionné de la mission.
Dans l’Eucharistie, vous trouvez la source de tous vos engagements à la suite du Christ, et dans son adoration vous purifiez votre regard sur la vie du monde. « En effet, nous ne pouvons garder pour nous l’amour que nous célébrons dans ce Sacrement. Il demande de par sa nature d’être communiqué à tous. Ce dont le monde a besoin, c’est de l’amour de Dieu, c’est de rencontrer le Christ et de croire en lui » (Sacramentum caritatis n°84).
Une vie authentiquement eucharistique est une vie missionnaire. Dans un monde souvent désorienté et à la recherche de nouvelles raisons de vivre, la lumière du Christ doit être portée à tous. Soyez au milieu des hommes et des femmes d’aujourd’hui d’ardents missionnaires de l’Évangile, soutenus par une vie radicalement saisie par le Christ ! Ayez soif d’annoncer la Parole de Dieu ! (A la Communauté de l’Emmanuel, 3.02.2011)

  • De saint Pierre-Julien EYMARD
    Remonter à la source, à Jésus, surtout à Jésus dans l’Eucharistie. Voilà la mission et la gloire de notre siècle, ce qui le rendra grand parmi les plus grands siècles, et saint parmi les plus saints. Qu’on le sache bien, un siècle grandit ou décroît en raison de son culte pour la divine Eucharistie. C’est là la vie et la mesure de sa foi, de sa charité et de sa vertu.

  • De sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Les fêtes !… ah ! que ce mot rappelle de souvenirs !… Les fêtes, je les aimais tant !… Vous saviez si bien m’expliquer ma Mère chérie, tous les mystères cachés sous chacune d’elles que c’étaient vraiment pour moi des jours du Ciel. J’aimais surtout les processions du Saint-Sacrement, quelle joie de semer des fleurs sous les pas du Bon Dieu… mais avant de les y laisser tomber je les lançais le plus haut que je pouvais et je n’étais jamais aussi heureuse qu’en voyant mes roses effeuillées toucher l’ostensoir sacré… (…)
    Personne ne faisait attention à moi, aussi je montais à la tribune de la chapelle et je restais devant le Saint-Sacrement jusqu’au moment où Papa venait me chercher, c’était ma seule consolation, Jésus n’était-il pas mon unique ami ?… Je ne savais parler qu’à lui, les conversations avec les créatures, même les conversations pieuses, me fatiguaient l’âme… Je sentais qu’il valait mieux parler à Dieu que de parler de Dieu, car il se mêle tant d’amour-propre dans les conversations spirituelles !…

  • Du Cardinal Malcolm RANJITH
    (Nous devons) raviver la foi en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie et apprendre à exprimer cette foi par des signes liturgiques adéquats (lettre pastorale à son diocèse)
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